Novembre
14
2004
Les Sermons des fêtes-10- Le sermon de Eid Al-Fitr-1425-2004:S1-Les cultes rituels ne sont acceptés et ne sont agréés que si les cultes transactionnels sont bons et valables.En présence du Chef de la république.
Dernière mise à jour:2011-10-02
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  Louange à Allah. Nous le louons, implorons Son secours, demandons Sa guidance. Nous cherchons refuge auprès de lui de nos propres maux et de nos mauvaises actions. Quand quelqu'un est guidé par Allah, nul ne peut l'égarer, et quand quelqu'un est égaré par Allah, il ne trouvera nulle part de guide.
  Et je témoigne qu'il n'y a de Dieu qu'Allah seul sans associé, en reconnaissance de Sa divinité, et forçant ceux qui le nient et ne croient pas en lui.
  Et je témoigne que Muhammad (PSL) est le Messager d'Allah, le maître des humains et des créatures, tant qu'un œil puisse voir et qu'une oreille puisse entendre.
  Ô Allah, salut et bénit notre maître Muhammad, sa famille et ses compagnons, "Aal al-Bayt" qui sont bons et purs, les dignes de confiances et dépositaires de son message, et les dirigeants de sa brigade, et soit, Ô Seigneur de l'univers, satisfait de nous et d'eux.

 Allahou Akbar (Allah est plus grand), Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar … ….
 Allahou Akbar et beaucoup de louanges à Allah, exalté Allah, soit-Il, et louanges à Lui matin et soir.
 Louange à Allah qui honore l'islam par le triomphe, humilie le polythéisme par la défaite, résout les problèmes par Son ordre, fait durer les grâces par Son remerciement, permet l'alternance des jours par Son équité, donne la finale aux bienfaisants par Sa grâce, met en valeur Sa religion au-dessus de toute autre religion, le Conquérant sans objection au-dessus de Ses serviteurs, l'Apparent sans contestation au-dessus de Ses créatures, qui ordonne ce qu'Il veut sans reprise, gouverne ce qu'Il veut sans opposition.
 Je témoigne qu'il n'ya pas de divinité à part Allah, unique, sans associé, et je témoigne que Mohammad est Son messager, une source de lumière éclairante, envoyé pour guider, annoncer le bon augure, avertir et inviter vers Allah avec Sa permission.
 Que la bénédiction et le salut d’Allah soient accordés à notre maître Mohammad et sur ses Compagnons bons et purs, dépositaires de son invitation à la religion, chefs de son armée, ceux qu'il a éduqués de façon à ce que l'un d'eux dise: “Par Allah, si le voile est levé, je ne serai pas plus convaincu de la vérité.” Et qu'un autre dise: “Par Allah, si je suis informé que l'Heure est pour demain, je ne pourrai rien ajouter à ce que je fais.” Ô Allah, fais-nous sortir des ténèbres de l'ignorance et de la méprise vers les lumières de la connaissance et de la science, de la force des désirs vers les paradis du Voisinage.

 Honorables frères dans le monde arabe et musulman,
 Les fêtes musulmanes viennent à la suite de cultes majeurs comme le jeûne et le Hajj (pèlerinage).  La fête est un retour vers Allah, c'est l'un de ses sens. Lorsqu'un individu retourne vers Allah, une voix au ciel et sur terre appelle: “Félicitez un tel, il s'est réconcilié avec Allah.”
 L'adoration est le but de notre existence sur terre. Allah, exalté soit-Il, dit:

«Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent.»

(Adh-Dhâriyât (QUI EPARPILLENT): 56)

 La définition la plus précise de l'adoration est: “Une obéissance volontaire mélangée avec de l'amour venant du cœur, basée sur une connaissance certaine qui aboutit à un bonheur éternel”. Il y a dans cette définition un côté informatif, un côté comportemental et un troisième esthétique. Le côté comportemental est l'origine, le côté informatif est la cause et le côté esthétique est le fruit.
 Les cultes en islam sont rituels et transactionnels.
 - Comme exemple des rituels, nous avons la Salât (prière), le Syâm (jeûne), le Hajj (pèlerinage) et la Zakat (aumône obligatoire) qui ont pour objectif le bien des créatures. La Salât restreint la dépravation et l'indécence, elle est la base de la barrière morale religieuse, alors que les lois terrestres comptent sur la réprime extérieure.
 Il y a une grande différence ente la restriction et la réprime. 'Abdillah Ibn 'Omar voulut tester un berger et lui dit de lui vendre une de ses brebis. Le berger répondit que la brebis ne lui appartenait pas et Ibn 'Omar lui suggéra de dire au propriétaire qu'elle a été mangée par le loup. Le berger avoua: “J'ai expressément besoin de son prix et son propriétaire me croira si je lui dis que le loup l'a mangée, il a confiance en moi, mais où est Allah dans tout cela?”
 Ce berger a mis son doigt sur l'âme de la religion. Il suffit à l'être, comme science, de craindre Allah ou, comme ignorance, de Lui désobéir.
 Les cultes transactionnels sont la véracité, l'honnêteté, la chasteté, la justice, l'équité, la compassion, la fidélité au serment, la fidélité à la promesse et l'abstinence face à l'argent illicite.
 Djha'far Ibn Abou Taleb entra chez An-Najachy, empereur d'Éthiopie, qui le questionna au sujet de la nouvelle religion annoncée par le Prophète de l'islam. Il lui répondit: “Majesté, nous vivions dans l'ignorance, nous adorions les idoles, nous mangions les bêtes mortes, nous accomplissions des obscénités, nous coupions les liens de parenté, nous étions de mauvais voisins, jusqu'à ce qu'Allah nous envoyât parmi nous un homme dont nous connaissons la véracité, la loyauté, la chasteté et l'ascendance. Il nous a invités à adorer Allah seul et à rejeter les idoles adorées par nos pères. Il nous a ordonné de dire la vérité, d'être honnête, de consolider les liens de parenté, de bien traiter nos voisins et d'éviter la vie intime des autres et l'écoulement du sang.”
 Cette présentation démontre que la foi c'est les moralités. Ibn Al-Qayyim dit: “Celui qui a les meilleures moralités est le plus croyant d'entre vous.”
 La législation islamique n'est que justice, miséricorde, bienfait et sagesse. Toute affaire qui sort de l'équité vers le préjudice, de la miséricorde vers la dureté, de la bienfaisance vers la nuisance et de la sagesse vers son contraire, n'a rien à voir avec la législation islamique même si vous essayez de l'interpréter de mille façons.
 Le sujet est grave: Les cultes rituels ne sont acceptés et ne sont agréés que si les cultes transactionnels sont bons et valables.
 Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) demanda à ses Compagnons:

« Savez-vous qui est le ruiné ?” --- “Le ruiné parmi nous, ô Messager d’Allah est celui qui n’a ni Dirham ni possessions.” Répondirent-ils. Le Messager d’Allah (Paix et bénédictions sur lui) dit: “Le ruiné parmi ma nation est celui qui vient au Jour de la Résurrection avec du jeûne, de la prière et de la Zakat, ayant insulté un tel, imputé tel autre, molesté l’argent de tel autre, versé le sang d’un autre, battu un autre. Il attend, et untel lui prend de ses bonnes actions, tel autre de même et, s’il lui manque de bonnes actions pour s’acquitter de toutes ses dettes, leurs mauvaises actions lui son imputées et il est jeté en enfer. »

 Cela est au sujet de la Salât (prière). Quant au sujet du jeûne, il dit:

« Pas besoin de se priver de boire et de manger (jeûner) pour celui qui n’abandonne pas le mensonge.»

 Et au sujet du Hajj (pèlerinage):

« Celui qui part au Hajj avec de l’argent illicite, pose son pied dans l’étrier, se met en route et prononce ces formules rituelles “Présent, ô Allah, à votre service” reçoit comme réponse “Tu n’es pas présent, tu ne réponds pas aux ordres et ton Hajj n’est pas accepté.”»

 Puis au sujet de la Zakat:

«Dis: "Dépensez bon gré, mal gré: jamais cela ne sera accepté de vous, car vous êtes des gens pervers"»

(At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR): 53)

 Ce sont là des vérités mille fois meilleures que les illusions reposantes.
 Mais quelle est la cause de la faiblesse des cultes transactionnels? C'est le manque de connaissance de Celui qui ordonne parce qu'à l'origine, la religion c'est la connaissance d'Allah. Si nous connaissons Celui qui ordonne, ensuite nous connaissons l'ordre, nous nous tuerons pour parvenir à réaliser cet ordre. Au contraire, si nous connaissons l'ordre sans connaître Celui qui le donne, nous nous tuerons pour arriver à l'éviter. Comme moyens de connaissance de Celui qui ordonne, nous avons: La réflexion au sujet des versets qui mentionnent Sa majesté, tel par exemple ce verset qui parle de l'œil:

«Ne lui avons Nous pas assigné deux yeux »

(Al-Balad (LA CITÉ): 8)

  L'œil est un signe de la majesté d'Allah: sa cornée est nourrie à travers les fluides de l'humeur aqueuse pas à travers des vaisseaux sanguins car dans ce cas nous y aurions vu un filet la recouvrant.  Allah l'a voulu absolument transparente pour la précision de la vue. Le plus efficace des appareils photographiques numériques comprend dix mille photorécepteurs par millimètre carré, alors que la rétine de l'œil comprend cent millions de photorécepteurs (cônes et bâtonnets) dans le millimètre carré de la rétine.
 Aussi l'œil est-il un appareil très précis qui peut faire la différence entre huit millions de tons de couleurs et entre deux des degrés du ton qui est échelonné en huit cents degrés:

«Telle est l'œuvre d'Allah qui a tout façonné à la perfection. »

(An-Naml (LES FOURMIS): 88)

 L'adaptation de la lentille qui augmente sa convexion pour faire tomber l'image sur la rétine est toujours considéré un miracle difficile a expliquer sur la chaire.
 Cet Allah majestueux peut-il être désobéi? Son amitié ne doit-elle pas être recherchée, Son paradis espéré et Son enfer évité?

«Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur »

(Fâtir (LE CREATEUR): 28)

 L'adoration accompagne l'être où il se trouve, dans tous ses états et tout son temps. Il y a l'adoration qui se rapporte à l'identité:
 - Si vous êtes fort, votre adoration première sera de soutenir la vérité et de dénoncer le faux, aider le faible contre l'injustice et faire triompher l'opprimé.
 - Si vous êtes riche votre adoration première sera de dépenser dans les voies du bien et, encore mieux, pour protéger votre vie intime et vous rapprocher d'Allah.
 - Si vous êtes un ouléma, votre adoration première sera d'appliquer ces paroles d'Allah, glorifié et exalté soit-Il:

«Ceux qui communiquaient les messages d'Allah, Le craignaient et ne redoutaient nul autre qu'Allah. »

(Al-'Ahzâb (LES COALISES): 39)

 - Si vous êtes une femme, votre adoration première est de prendre soin de votre mari pour l'aider à mieux jouer son rôle dans la vie car “derrière chaque grand homme une femme”. Lorsque le Prophète (bénédictions et paix sur lui) conquit la Mecque, les seigneurs de Quouraïche l'invitèrent à loger chez eux mais il dit: “Installez-moi une tente près de la tombe de Khadija.” Il planta le pavillon de la victoire devant sa tombe pour faire savoir aux gens que cette femme dans le tombeau est son associée dans la victoire comme elle l'a été de l'intérieur.
 Votre deuxième adoration sera l'éducation de vos enfants pour en faire de bons éléments, disciplinés et bienfaiteurs qui s'associent à la fondation de la société.
 C'est cela l'adoration de l'identité.
 Et qu'en est-il de l'adoration de l'époque? Cela signifie que
 - Si les autres veulent nous appauvrir, notre adoration première sera de défricher la terre, construire des barrages, extraire les minerais, développer l'industrie et déchaîner les énergies.
 - Si les autres veulent nous affaiblir, changer notre identité et faire disparaître notre culture, notre première adoration sera de consolider notre religion, préserver nos principes, raffermir nos valeurs, sachant que la culture de toute nation est la propriété de toute l'humanité parce qu'elle est une sorte de miel extrait de différentes fleurs que sont les peuples tout au long des temps. Serait-il possible que nous nous défendions le miel extrait de nos fleurs si nous sommes piqués par une ruche d'abeilles?
 - Si les autres veulent nous dégrader, nous devons préserver nos jeunes gens, prendre ce qu'il y a de sciences et de connaissances chez les autres et laisser ce qu'ils ont comme débauche et dépravation dans l'esprit.
 Chers frères présents, spectateurs et auditeurs, je vais vous présenter des scènes et des lueurs prises de l'Histoire islamique rayonnante. Le jour où les honorables Compagnons, les célèbres Tabi'îne (suiveurs), les oulémas pieux, avaient compris que les cultes rituelles ne sont valables que si les transactionnelles le sont, Allah a fait d'eux les gouverneurs des nations après avoir été des bergers.
 Si les honorables Compagnons avaient compris l'islam comme nous le comprenons, ils ne seraient pas arrivés jusqu'en Chine à l'est et jusqu'à la banlieue de Paris à l'ouest.
 Lorsque 'Omar Ibn Al-Khattab voulait réaliser une affaire, il réunissait les membres de sa famille et ses aides et leur disait: “J'ai recommandé ceci et cela et les gens sont comme les oiseaux, s'ils vous voient tomber, ils tomberont. Par Allah, si l'un de vous tombe dans ce que j'ai défendu aux gens, je lui doublerai la punition à cause de sa parenté avec moi.” La parenté avec 'Omar devint ainsi un malheur.
 Il dit à l'un de ses gouverneurs: “Allah nous a donné ce poste au-dessus de Ses créatures pour apaiser leur faim, protéger leur intimité et leur procurer leurs métiers. Si nous leur procurons cela nous en récolteront leurs remerciements. Ces mains ont été crées pour travailler, si elles ne trouvent pas un travail dans l'obéissance, elles le chercheront dans la désobéissance. Occupe-les avec l'obéissance, avant qu'elles ne vous occupent avec la désobéissance et ne ferme pas ta porte devant eux pour que le fort d'entre eux ne mange pas le faible.
 Une autre fois, alors qu'il circulait le soir en compagnie de 'Abd Ar-Rahmâne Ibn 'Awf, 'Omar voulant connaître l'état de ses sujets vit une caravane campée au bord de la ville. Il dit à son compagnon:

 “Allons garder cette caravane.” Il entendit alors les pleurs d'un bébé et dit à sa mère de l'allaiter.

 Mais, entendant toujours les pleurs, il répéta son conseil à la femme qui lui répondit: “Cela ne te regarde pas, je suis entrain de le sevrer.” Il lui demanda pourquoi et elle lui dit de nouveau: “Parce que 'Omar ne donne la subvention des enfants qu'après leur sevrage.” Il est dit que 'Omar pleura, mit ses mains sur sa tête en se lamentant: “Gares à toi Ibn Al-Khattab, combien as-tu tué des enfants des musulmans?” Ensuite, il donna l'ordre de donner la subvention aux enfants dès leur naissance. A la Salât de Al-Fadjr (de l'aube), il pleura beaucoup et implora Allah en disant: “Ô Seigneur, as-Tu accepté mon repentir pour que je me félicite ou Tu l'as refusé pour que je me fasse des condoléances?”
 Après avoir embrassé l'islam, le roi Ghassanide, Gebella Ibn Al-Ayham était venu voir 'Omar qui le reçut bien. Durant sa circumambulation autour de Ka'ba, un bédouin de Fezzara marcha sur le pan de la cape de ce roi qui se tourna et, lui assénant un coup, lui écrasa le nez. Le bédouin s'en plaignit à 'Omar qui appela le roi dans son assemblée. Un des poètes contemporains enregistra la conversation qui eut lieu entre eux dans des vers. 'Omar dit au roi: “Est-ce vrai ce que dit ce Fezzari?” Le roi répondit: “Je ne suis pas de ceux qui cachent. J'ai corrigé ce jeune homme, j'ai pris mon dû par moi-même.” --- “Tu dois réconcilier ce jeune homme, tu as toujours son sang sur ton ongle, ou bien je t'écrase le nez et tu auras ce que tu mérites” dit 'Omar. Gebella demanda: “Comment cela, prince des croyants? Il fait partie des communs et je suis un roi sur un trône. Comment acceptes-tu qu'une étoile s'abatte sur terre?” 'Omar lui répliqua: “Ce sont là des impulsions de la Djahijya (ignorance d'avant l'islam) et des soubresauts de vanité que nous avons enterrés sous un édifice sérieux. Les gens, esclaves et libres, sont devenus pour nous égaux.” Gebella reprit: “Je m'étais illusionné que je suis pour toi plus fort et plus honorables, je rejette l'islam si tu m'obliges.” --- “Nous bâtissons un monde et chaque fissure y est soignée, le plus honorables des gens y est égal à l'esclave et au vagabond.”

 conclue 'Omar
 'Omar disait: “Par Allah, si une bête trébuche en Irak, Allah me demandera des comptes, pour ne pas lui avoir aplani le chemin.”
 Une fois que 'Omar marchait, il trouva sur son chemin des garçons qui s'enfuirent à sa vue à part un seul. Il demanda à celui-ci: “Pourquoi n'as-tu pas couru avec les autres?” “L'enfant répondit: “Ô prince des croyants, je n'ai rien commis d'injuste, pour craindre ton injustice et je n'ai rien fait de mal pour craindre ta punition et le chemin est assez large pour toi et moi.”
 Abou Bakr aidait une vieille voisine pour son ménage. Lorsqu'il devint calife, elle pensa qu'il cessera ses services. Au matin de l'investiture d'Abou Bakr, il alla frapper à la porte de la vieille qui demanda à sa fille d'ouvrir et lui demanda qui était-ce. La fille répondit: “Celui qui trait la chèvre, mère.”
 Ibn 'Abbâs, en retraite dans la mosquée du Messager d'Allah (bénédictions et paix sur lui), vit un homme à l'air affligé. Il lui demanda qui il était et l'homme répondit: “J'ai des dettes que je ne peux payer.” --- “Qui en est le créditeur?” Demanda Ibn 'Abbâs. L'homme nomma le créditeur et Ibn Abbâs lui demanda s'il voulait qu'il intercède. L'homme acquiesça et Ibn 'Abbâs s'en alla trouver le créditeur.  Un des hommes en retraite dans la mosquée remarqua: “Ibn 'Abbâs, oublies-tu que tu es en retraite?” Il lui répondit avec des larmes aux yeux: “Par Allah, j'ai entendu, et cela n'est pas depuis longtemps, celui qui git dans cette tombe - c'est-à-dire le Messager d'Allah (bénédictions et paix sur lui) - dire: “Par Allah, si je viens en aide à un de mes frères musulmans, cela est plus valable pour moi qu'un mois de jeûne et de retraite dans ma mosquée que voici.”
 Fatema, l'épouse du calife ascète 'Omar Ibn 'Abd Al-'Azîz cinquième des califes bien-guidés, raconte: “Je suis entrée une fois chez 'Omar alors qu'il priait et je l'ai vu tout en larmes avec la joue sur sa main. Je lui demandai: “Qu'as-tu et pourquoi pleures-tu?” Il me riposta de le laisser tranquille mais, à mon insistance, il dit: “Gares à toi Fatema. J'ai reçu le califat et j'ai pensé au pauvre affamé, au malade perdu, au dénudé inconnu, à l'orphelin brisé, à l'opprimé injustement, à l'étranger, au prisonnier de guerre, au vieillard, à la veuve solitaire, à celui qui a un grand nombre d'enfants avec peu de subsistance et tous les pareils dans les contrées lointaines du pays. Je sais qu'Allah m'en demandera des comptes au Jour de la Résurrection, que le parti adverse en ce jour sera le Messager d'Allah (bénédictions et paix sur lui) et je crains de ne trouver aucun alibi. C'est pour cela que je pleure.”
 Il est venu dans les hadiths, qu'un jour viendra où le juge souhaitera n'avoir jamais eu à juger au sujet d'une seule datte.
 Un Ouléma honorable dit: “Par Allah, laisser un Daniq illicite vaut mieux que quatre-vingts pèlerinages” sachant que le Daniq vaut un sixième d'once.
 Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:

“Par Allah, vous triompherez grâce aux faibles parmi vous…”

  Ce qui comprend deux insinuations, le premier au sujet de l'unicité, qui fait comprendre que: Si le fort, à qui Allah a donné du pouvoir, fait triompher le pauvre, le nourrit s'il a faim, l'habille s'il n'a pas d'habits, l'abrite s'il n'a pas de maison, le soigne s'il est malade, l'instruit s'il est ignorant et le fait triompher s'il a subi une injustice, Allah rétribue le fort du même genre d'actions et le fait triompher sur ses adversaires forts.
 La deuxième insinuation est, si on peut dire, tactique. Parce que la nation où les forts soutiennent les faibles se consolide et devient un barrage invulnérable. L'ennemi ne peut lui nuire de l'extérieur ni la diviser, ni transpercer ses rangs. Donnez à l'être humain un pain et de la dignité et prenez-lui tout ce que vous désirez.
 Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) soignait les problèmes à la racine et pas aux conséquences. Un homme avait pénétré le jardin d'un Ançary (premiers habitants de Médine) et en avait mangé sans la permission du propriétaire. L'Ançary le conduisit devant le Prophète (bénédictions et paix sur lui) et l'accusa de vol. Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) demanda à l'Ançary: “L'as-tu instruit lorsqu'il était ignorant et l'as-tu nourri lorsqu'il avait faim?”

Approvisionne-toi de dévotion car tu ne sais pas
Si la nuit vient, tu vivras jusqu'à l'aube ou pas.
Combien de bien portants sont morts sans raison
Et combien de malades ont vécu assez long

 Allahou Akbar (Allah est plus grand), Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar et louange à Allah.

Le deuxième sermon:

  Allahou Akbar (Allah est plus grand), Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, il n'y a pas de divinité à part Allah, Allahou Akbar, Allahou Akbar et à Allah la louange. Louange à Allah qui récidive les vendredis et les fêtes, fait triompher les nations et les combattants, assemble les humains le Jour de la Résurrection où il n'y aura pas de doute, Allah ne manque pas au rendez-vous.
 Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité à part Allah, unique, sans associé, et que la bénédiction et le salut d’Allah soient accordés à notre maître Mohammad, à sa famille et à ses Compagnons bons et purs.
 Chers frères, avant de passer au sujet important, je dois mentionner que celui qui dit Allahou Akbar, puis obéit à une créature et désobéit à Allah parce que cette personne est plus importante pour lui, son expression Allahou Akbar ne vaut rien même s'il la répète mille fois.
 Chers frères de partout …
 Le mondialisme comme le veulent ceux qui y invitent n'est qu'une expression moderne de l'ancienne domination qui a accompagné toute force injuste durant l'Histoire.
 Elle enduit d'or les chaînes de fer et se cache derrière de faux masques constitués d'expressions attirantes, de slogans brillants, comme la justice, la démocratie, la liberté, la paix mondiale, la coexistence pacifique, les droits de l'Homme et la lutte contre le terrorisme. C'est une potion amère dans un nouveau récipient.
 Peut-être que la plus distincte des apparences de ce mondialisme est l'écroulement des barrages entre les civilisations et les cultures, l'imposition de la domination occidentale dans tous les domaines, politique, économique, médiatique et spirituel. Une conspiration pour usurper les richesses des peuples, paralyser leurs capacités nationales, changer leur identité et leurs particularités culturelles, transformer leurs marchés locaux en marchés consommateurs qui ouvrent grandement leurs portes devant les compagnies étrangères pour y vendre leurs produits et amasser les bénéfices.

 Monsieur le président,
 Vous avez dit durant la conférence au sommet à Doha:
 Notre religion musulmane orthodoxe est la religion des moralités, de la justice, de l'amour qui a été transfigurée dans les médias, la culture et l'éducation en assassinat, radicalisme et terrorisme. Chaque fois qu'il y a un trouble n'importe où au monde, l'islam en est accusé même s'il n'y a pas de Musulmans dans la région. Toute opération de saccage ou de terrorisme qui a lieu est musulmane jusqu'à ce que le contraire est prouvé et, le contraire est toujours prouvé sans pouvoir faire disparaître l'accusation.
 Nous devons soutenir la religion musulmane véritable au moyen de la croyance et du comportement. Ainsi, l'islam et les musulmans seront préservés et leurs ennemis seront affaiblis. Cela commence par le combat de toutes les actions anormales issues d'une mauvaise compréhension de la religion qui lui nuisent directement et donnent à ceux qui ont de mauvaises intentions le prétexte et l'alibi de qualifier l'islam avec tous les qualificatifs négatifs et inhumains.” Puisse Allah vous en rétribuer.

 Chers auditeurs et auditrices,
 Il est reconnu, sans aucune contestation, qu'aucune force, quelle que soit son oppression ne peut empêcher la guidance d'Allah.

«Et Allah est souverain en Son Commandement: mais la plupart des gens ne savent pas.»

(Yoûsouf (JOSEPH): 21)

  Mais Allah permet à ces gens forts de tester la foi des musulmans. Il dit:

«Certes ceux auxquels l'on disait: «Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les» - cela accrut leur foi - et ils dirent: «Allah nous suffit; Il est notre meilleur garant »

('Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN): 174)

 Nous ne devons pas nous inquiéter pour cette religion mais nous devons nous inquiéter pour nous-mêmes si Allah nous permet ou ne nous permet pas d'être des combattants pour Sa cause. Si Allah ne nous importe pas, nous n'importeront pas pour Allah.
 Monsieur le président,
 Vous êtes de ceux à qui Allah a donné le pouvoir en ce monde et vos œuvres ne sont inconnues de personne. Allah donne l'occasion à ceux à qui Il a donné le pouvoir d'accomplir des œuvres majestueuses qui ne sont pas possibles pour les millions des communs. Plus l'être est haut placé, plus sa vue s'étend et plus l'accomplissement d'ouvres héroïques sont possibles. Par un trait de plume, il peut consolider la vérité, arrêter le faux, confirmer un bienfait, supprimer le mal, soutenir un homme libre sincère, éloigner un débauché hypocrite, et Allah menace par le Sultan ce que le Coran ne menace pas. Plus l'être est haut placé plus ses responsabilités augmentent devant Allah. Vous êtes monsieur le président celui d'entre nous qui porte la charge la plus lourde. Aussi l'imam Malek, imam de Médine, dit: “Si une de mes invocations doit être exaucée, je choisirai celle que je prononce en faveur des chefs du gouvernement parce que le mérite de la nation est conditionné par leur mérite.”
 Aussi, prions-nous de tous nos cœurs qu'Allah vous aide à réussir la conduite du bateau au milieu des vagues vers le port, d'amener le bien par vos mains, de vous rendre bénéfique pour le pays et la population, de faire triompher sa religion, d'être fort face à Ses ennemis, de vous donner la santé, vous, votre famille et tous ceux qui vous aident dans votre charge et la réalisation de vos ambitions.

 Ô Allah, vous êtes la richesse du pauvre, la fierté de l'humilié, la force du faible, le consolateur de l'affligé, ne Vous plaise Allah que nous soyons pauvre alors qu'il y a votre richesse, égarés alors qu'il y a votre guidance, humiliés alors qu'il y a votre noblesse, traités injustement alors qu'il y a votre souveraineté. Vous aménagez une issue des manigances des créatures du ciel ou de la terre à toute créature qui se réfugie en Vous à l'exclusion des autres. Vous faites le vide au-dessous de celui qui se réfugie dans les autres sans Vous et vous lui coupez toute aide du ciel.
 Ô Allah fais-nous triompher de nous-mêmes pour pouvoir triompher pour vous et triompher sur nos ennemis. Ne fais pas que nous soyons parmi ceux qui négligent ce qui se rapporte à Allah et sont alors négligés par Allah. Ô Allah, hausse la parole de la vérité et de la religion, fais triompher l'islam et honore les Musulmans, humilie le polythéisme et les polythéistes, fais triompher Tes serviteurs croyants partout, en Irak et en Palestine. Ô Allah, fais réussir monsieur le président Bachar el-Assad en ce qui est bien pour le pays et le peuple, apprête-lui une équipe de travail à la hauteur de ses ambitions, ô Seigneur des mondes, ô Seigneur des mondes.
 Allahou Akbar (Allah est plus grand), Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar
bonne année.

Traduction  : Zeinab Hassan
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