Au Nom d'Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

La question :

 M. Le Révérend et vénérable Dr Mohammad Rateb A'Nabulsi, Assalam Alaykum Wa Rahmatu Allah Wa Barakatuh, On t'adresse un grand remerciement pour ce site utile, veuille agréer notre reconnaissance et nous dire ton avis à ce sujet.
 Pendant le mois de Ramadan, ma femme est tombée malade, le docteur lui a conseillé, étant enceinte, de ne point jeûner. En tout cas, elle n'a pu jeûner pendant ce mois béni que deux jours. Elle a lu et entendu des consultations différentes concernant ce thème, certains ont dit qu'il lui était exigé de jeûner les jours qu'elle avait rompus et de payer une compensation, d'autres ont pensé qu'il lui incombait seulement de jeûner, une troisième catégorie a vu qu'il fallait qu'elle paye seulement une compensation puisqu'elle allait accoucher et allaiter dès le quatrième mois de l'année,
 Je te prie de nous informer à ce sujet. Qu'Allah t'en rétribue.

La réponse :

 Au Nom d'Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux, Wassalât Wassalam sur Notre Maître Mohammad Le Chaste, Le Probe.
 Cher frère, Assalamu Alykum Wa Rahmatu Allah Wa Barakatuh, en réponse à ta question, je t'informe que la question de la rupture du jeûne de la part de la femme enceinte ou nourrissante est soumise à un débat ancien et présent. La plupart des Ulémas pensent qu'il faut les considérer comme malades, que si elles ont peur pour leur état, elles peuvent rompre et jeûner plus tard. Si elles s'inquiètent au sujet du nouveau-né, elles doivent jeûner plus tard et payer une compensation. Ce qui est connu s' appuie sur de vrais preuves qui disent que l'enceinte et la nourrissante—si elles rompent leur jeûne—doivent payer une compensation à un pauvre, sans jeûner. Elle équivaut à la somme d' un repas de quelqu'un de démuni. Voici quelques exemples
 D'après Anass Ibn Malek, Le Messager d'Allah a dit :

 

(( Allah a déchargé le voyageur d'une part de La Salât, et a déchargé l'enceinte, la nourrissante, et le voyageur de jeûner ))

 

D'après Ibn Majah.

 D'après Ibn Abbass, il a dit :

(( La rupture du Jeûne est autorisée à l'enceinte et à la nourrissante ))

D'après Abou Daoud :

 

( Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’(avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. )

Sourate Al Baqarah/184.

 Un Hadith dit :

 

(( Si La femme enceinte craint pour sa santé, et la femme nourrissante craint pour la vie de son nouveau--né à Ramadan, elles sont autorisées de rompre leur jeûne, et de payer en compensation le prix d'un repas offert à un misérable, sans toutefois jeûner plus tard pour se rattraper. ))

D'après A'Tabarani.

 Des Hadiths ont été relatés d'après Ibn Omar selon des références authentiques, dont la femme enceinte lui a posé la question, il lui a répondu : Romps ton jeûne et donne à manger quotidiennement à un démuni.''
 D'après Nafe'e, la fille d'Ibn Omar, mariée à un qouraychite et attendant un bébé, un jour s'est sentie assoiffée, Ibn Omar lui ordonne de rompre son jeûne et de nourrir un pauvre quotidiennement en compensation.
 Par respect des traditions féminines, L'Islam témoigne de sa tolérance et de l'harmonie de ses clauses avec l'instinct qui incombe à la femme sa mission maternelle sublime( la naissance et l'allaitement), cet être passe presque la moitié de sa vie entre la naissance, l'allaitement, la menstruation, l'accouchement, le fait de lui imposer la compensation pour la rupture de son jeûne à cause de sa grossesse ou de son allaitement, la considérant tel un malade ou un voyageur, tant est longue la période de ces évènements successifs, et l'accumulation des jours de son rachat, ce qui rend difficile leur compensation. D’où le jugement particulier du Législateur à propos de leur jeûne, Le Créateur l'a estimée une malade à long terme, ou en vieille incapable de jeûner, IL l' a donc exempte de jeûner et de se contenter de payer une compensation, par Miséricorde et Indulgence pour son état.
 Louanges à Allah Exalté Soit-IL.

Louange à Allah, Le Seigneur de l’univers