Au Nom d'Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

Introduction :

 Louanges à Allah Exalté Soit-IL, Wassalat Wassalam sur Le Prophète Mohammad L'Honnête, Le Probe, O Allah on ne connaît que ce que Tu nous apprends, Tu es L'Omniscient, Le Sage, O, Allah apprends-nous ce qui nous est utile, fais-nous profiter de ce qu'on a appris, fais-nous apprendre davantage, fais-nous discerner Le Licite et aide-nous à le suivre, de L'Illicite pour l'épargner, rends-nous de ceux qui écoutent les discours et en adoptent les meilleurs, fais-nous compter par Ta Miséricorde parmi tes serviteurs probes.

 

Les obligations de pèlerinage :

 

1- Al Ihram :

 Chers frères croyants, on traite toujours le sujet de pèlerinage, je vous ai déjà parlé de l'obligation de pèlerinage, de ses avantages, des clauses et des conditions de son accomplissement, si l'on doit se presser en l' accomplissant ou le faire lentement. Aujourd'hui, on se transfert à trois traités :
 D'abord les obligations du pèlerinage, ensuite les devoirs de pèlerinage, et enfin Les Sunnahs de pèlerinage.
 Parmi les obligations du pèlerinage( Al Ihram) que les trois érudits estiment comme un pilier, et qu'Abou Hanifa considère comme une condition qu'on doit respecter le long du pèlerinage, ce qui signifie que tu dois être dans un état d'ablution permanente, et te diriger vers la Qoubla pour prier. Cette condition persévère pendant tout le culte, et se dissipe en le terminant.
 De toute façon, l'Ihram est une intention qui émane du cœur, et qui répond par la langue à L'Invitation Divine (Labbayk Allahumma), il n'y a aucune différence entre l'intention et la réponse.  Lorsque le serviteur décide d'accomplir le pèlerinage et rencontre un confrère, tous les deux parlent commerce, puis le serviteur dit : (( O,Allahumma, Labbayk, O, Allah, il n' y a aucun associé à Toi, Louanges à Toi, La Grâce et Le règne sont à Toi, tu n'as aucun associé.))
 Pour l'intention, il est préférable de la prononcer par la langue, bien qu'elle jaillisse du cœur, le pèlerin dit : Labbayk Allahumma de Hajj et Umrah, O Allah, accepte-les de moi, et facilite –les moi, ou il dit : Labbayk Allahumma de Hajj, O Allah accepte-le de moi et facilite-le moi, ou encore : Labbayk Allahumma de Hajj et d'Umrah en articulant une seule invocation et une seule intention. Lorsque tu mentionnes ton intention en disant Labbayk Allahumma, c'est l'entrée dans L'Ihram.

 

2- Se tenir debout sur Arafat au moment propice :

 Le deuxième culte qu'il incombe au pèlerin d'accomplir est se tenir debout sur Arafat le jour propice. D'après A'Tirmithi :

 

((D'après Abed A'Rahmayan ibn Ya'amar, des gens sont arrivés de Najed au-devant Du Messager d'Allah Salla Allah Alayhi Wassallam à Arafat, et L'ont interrogé, Il a alors donné l'ordre à un annonciateur pour annoncer que Le Hajj C'est Arafat; celui qui arrive la veille bien avant l'aube, accomplit son pèlerinage, puis se rend à Mina pour trois jours, s'il se hâte en deux jours, il n'est guère fautif, celui qui met plus de temps n'est pas fautif non plus.))

 Le temps de Arafat commence depuis midi du huitième jour jusqu'à l'aube du jour de l'immolation, ce qui incarne le deuxième culte.

 

3- Le parcours de la visite :

 Le troisième devoir est celui du parcours sept fois autour de La Kaaba dont quatre sont obligatoires, le parcours de la visite est un élément important du pèlerinage, après le déferlement des pèlerins à Mouzdalifah, puis vient la lapidation, ensuite le pèlerin se dirige vers La Kaaba pour effectuer le parcours tout autour, cet élément rituel très important du pèlerinage. Allah Exalté Soit-IL dit :

 

 

(qu’ils remplissent leurs vœux, et qu’ils fassent les circuits autour de l’Antique Maison)

 

Sourate Al Hajj/29.

Le classement des devoirs :

 Est-il logique de se tenir sur Arafat avant de prononcer l'intention de L'Ihram ? Impossible ! Il faut auparavant classer les devoirs : en premier lieu : L'Ihram, ensuite : se tenir sur Arafat, enfin le parcours autour de la Kaaba. Le classement des éléments de pèlerinage est crucial, il s'agit d'accomplir chaque culte en son temps et en son endroit propices. D'ailleurs on a dit que le Hajj est une adoration physique, financière, locale, temporelle, et spirituelle. Se tenir à Arafat en temps propice qui débute le midi du Jour de Arafat jusqu'à l'aube du jour de l'immolation, le parcours commence à l'aube du jour de l'immolation, jusqu'à la fin des jours, si le pèlerin tarde à faire le parcours dans La Mosquée Prophétique et autour de La Kaaba , ce n'est point un problème .
 Le pèlerinage n'est compatible qu'avec toutes ces clauses rassemblées, si le pèlerin en néglige une, son pèlerinage n'est guère accepté, que ce soit par mégarde, par erreur, par distraction, ou exprès, c'est la même chose, son culte est complètement annulé ! Si quelqu'un en abandonne un élément, il porte la charge de ce péché selon l'intention qu'il avait en son for intérieur, s'il l'a fait exprès, il porte une très lourde charge, par contre la distraction, l'oubli ou la mégarde atténuent la faute qu'il a commise inopinément, L'Imam A'Chafi'i qu'Allah soit satisfait de lui ajoute une clause supplémentaire qu'est celle du va-et-vient entre Safa et Marwa, chez les Hanifites ce culte est un des éléments du pèlerinage, dont l'Ihram, Arafat, le va—et—vient, si on en néglige un élément, il n'est guère repêché par une immolation; s'il abandonne le parcours de l'arrivée, lui incombe-t-il d'immoler ? Non, c'est inacceptable ! Il ne doit manquer aucun élément !

 

Les devoirs de pèlerinage :

 

1- L'élaboration de l'Ihram à partir d'un horaire local déterminé :

 Lorsque le pèlerin néglige une des clauses, elle est réparée d'une immolation : parmi ces clauses L'Ihram à partir d'un horaire local déterminé. S'il arrive qu'un pèlerin ait glissé ses serviettes blanches dans une sacoche qui a été fourrée parmi les bagages, et qu'on annonce dans l'avion qu'il est temps d'entrer en Ihram que doit-il faire alors qu'il a dépassé l'horaire local déterminé et qu'il est arrivé à Jeddah ? Il lui incombe d'immoler ou de rebrousser chemin jusqu'à l'horaire local déterminé.
 Il t'est permis d'entrer en Ihram avant l'horaire local déterminé, depuis ta maison, mais tu cours de grands risques comme l'annulation du départ de ton avion, je te conseille donc d'entrer en Ihram à bord, si l'annonciateur est distrait de citer l'horaire local, les passagers qui guettent cette annonce, se trouvent dans une impasse étant donné que l'horaire local a été dépassé, tu peux donc entrer en Ihram une demi-heure après le décollage, n'essaie pas de le faire sitôt après avoir quitté la maison, ni après avoir entendu l'annonciateur te le rappeler, mais plutôt une demi-heure après le décollage.

 

2- Il est prohibé à l'homme de porter des vêtements cousus :

 Parmi les clauses du pèlerinage, la prohibition à l'homme de porter des vêtements cousus, cette défense est catégorique : il est prohibé de porter des habits cousus, une toge et un châle très amples font l'affaire; il entoure sa taille du châle en veillant à ne pas montrer son ombilic, car ce qui est situé entre l'ombilic et les genoux ne doit pas être découvert, on doit relever le châle jusqu'au-dessus de l'ombilic, quant à la toge, on en entoure le buste, tu laisses la tête découverte, sans chapeau, ni foulard; de son côté la femme doit couvrir sa face d'un voile, ou y renoncer afin qu'il ne colle pas à ses traits; de l'époque du Messager d'Allah Salla Allah Alayhi Wassalla les deux sexes étaient loin de se rencontrer, donc il est toléré à la femme de montrer sa face, sauf en présence de mâles, il lui incombe d'abaisser un voile, et de le garder à une certaine distance pour ne pas révéler les détails, souvent les croyantes mettent sur le front un morceau de carton d’où découle le voile à une distance des traits physiques.

 

 

3- Le va-et-vient entre Safa et Marwa :

 Ce va-et-vient entre Safa et Marwa, en pèlerinage, est un rite qui a lieu après le parcours de l'arrivée, ou à la suite du parcours qui constitue un élément important, le pèlerin est obligé de le faire à pied, s'il n'a aucune excuse; il n'est guère toléré qu'il y renonce, s'il commet cette lésion, il doit immoler et recommencer le parcours. On témoigne de gens en pleine forme qui font ce culte sur une chaise roulante, chez les Hanifites il leur incombe d'immoler, alors que les Chafiites disent qu'il est permis au pèlerin de faire le parcours sur une chaise roulante. Comme vous le voyez, cette diversité est une indulgence pour les musulmans, la convenance du raisonnement entre les hommes de science est un argument tranchant, alors que la diversité de leur point de vue incarne une vaste clémence.

 

 

4- Monter sur Arafat depuis l'aube du neuvième jour jusqu'après le coucher du soleil :

 Ce rite se fait depuis l'aube du neuvième jour de Thi AlHijjeh jusqu'après le coucher du soleil, le pèlerin y passe une partie de la nuit et n'en déferle qu' après L'Imam. Il incombe aussi au pèlerin de séjourner à Mouzdalifah.

 

 

L'aspect des rites et leur véritable motif :

 Chers confrères, ces cultes ont un aspect apparent et un motif rituel. Tu montes sur Arafat ( c'est un aspect) mais en vérité tu entreprends une invocation d'Allah Exalté Soit-IL, tu séjournes à Mouzdalifah au moment et à l'endroit propices, mais en vérité tu es à proximité du Seigneur de l'univers, tu lances les cailloux, rite qui consiste à lapider le diable et à lui déclarer une animosité et une guerre permanentes. Sachez que tout culte que le pèlerin accomplit, trouve un écho en son for intérieur, or si l'aspect se conforme avec le motif religieux, le pèlerinage est correct. Mais si le véritable motif est absent dans la tête du pèlerin, il lui incombe de le recommencer, car Allah Exalté Soit-IL ne t'a pas fait venir de ton pays lointain, délaissant parents enfants et travail, et dépensant une fortune, uniquement dans le motif de te conduire en touriste, mais plutôt il t'incombe de te repentir, de Lui obéir, de te résigner, de L'aimer. Personne ne peut apprécier ces rites sans les avoir vraiment vécus.

 

 

5- Passer un certain temps à Mouzdalifah :

 Rester à Mouzdalifah même un petit moment, à l'aube, après l'immolation, et y passer la nuit est Une Sunnah chez Les Hanifites.

 

 

6- La remise de La Salât du Maghreb et de Icha'a à Mouzdalifah :

 Parmi les clauses de pèlerinage, la remise de La Salât du Maghreb et du Icha'a jusqu'à l'arrivée à Mouzdalifah, en les annexant ensemble, d'abord on entame La Salât du Maghreb, ensuite celle du Icha'a à Mouzdalifah nécessitent un seul appel et un seul accomplissement, alors que celles de Duher et du Asser annexées précocement exigent deux appels et deux accomplissements. Pour les Hanifites, il incombe à celui qui a fait La Salât du Maghreb à Arafat ou en chemin, de la refaire en l'annexant ultérieurement à celle de Icha'a à Mouzdalifah.

 

 

7- La lapidation selon l'enchaînement des jours :

 Il faut entreprendre la lapidation selon l'enchaînement des jours :
 Il ne faut pas remettre à plus tard ce culte qui doit s'accomplir en son temps, sinon le pèlerin renonce à l' une des clauses de pèlerinage.

 

 

8- Se raser ou se faire couper les cheveux :

 Le rasage ou le raccourcissement de toute la chevelure ou d'un côté seulement ( le rasage est aussi compatible aux hommes que le raccourcissement aux femmes), La Législation se montre indulgente envers les femmes car Elle ne les oblige pas à se faire raser la tête), La Miséricorde Divine se manifeste ici : Rasage pour les mâles, raccourcissement pour les femelles.
 Une remarque : parfois, des hommes perdent leurs cheveux, mais leur dignité reste telle quelle est. Jamais on n'a vu de femme chauve ce qui confirme l'indulgence divine vis-à-vis de la femme, car la chevelure de la femme fait partie de son capital, si elle la perd, elle tombe dans un beau pétrin !
 Le raccourcissement ou le rasage des cheveux doit se faire sur le terrain Du Haram : On a des horaires locaux : Celui des Syriens, celui des Iraquiens, celui des gens du Yémen, celui des habitants de Jeddah. Si on dessine des traits entre ces horaires locaux, on obtient une forme qui s'appelle : (Hill), d'autre part La Maison Sacrée a ses horaires particuliers : (le Tan'Im de La Médine, le Jiranah d'autre part, et un troisième du côté de Taef, si on les lie par des traits, on obtient une autre forme; on a à présent deux dessins : le premier indique les horaires locaux des Pays Sacrés, le deuxième représente les frontières Du Haram, entre les deux se trouve une région surnommée( Al Hill), celui qui s'achète un carnet sur le pèlerinage, verra ce dessin. Chaque région dispose de son horaire local, le deuxième dessin de La Kaaba a aussi ses horaires. La région située autour de la Kaaba appartient au Haram; quand on dit qu'on doit se raser dans Le Haram, cela signifie les limites qui fixent La Kaaba, La Houdaybah en direction de Jeddah,La Jiranah en direction de Taef : le rasage doit se faire sur la terre Du Haram, les jours de l'immolation : le premier jour de la fête d'AlAdha est le premier jour de l'immolation, le deuxième jour de la fête d'AlAdha est le deuxième jour de l'immolation……Après Arafat, les trois jours d'AlAdha sont les jours de l'immolation. Le deuxième jour de la fête coîncide avec le premier jour de lapidation, le troisième jour de la fête est le deuxième jour de lapidation, le quatrième jour de la fête est le troisième jour de lapidation, ce qui revient à dire que le premier jour est celui de l'immolation, le dernier est celui de la lapidation, le second et le troisième sont communs entre l'immolation et la lapidation. Le rasage doit avoir lieu dans les limites Du Haram, et pendant les jours de l'immolation. Celui qui a accompli le pèlerinage seulement se rase après la lapidation, tandis que celui qui a associé le pèlerinage à la Umrah, et celui qui a accompli la Umrah, s'en est acquitté, puis a accompli le pèlerinage avec une nouvelle intention, se rase après l'immolation, celui qui a accompli La Umrah se rase après le va-et-vient entre Safa et Marwa.

 

 

9- L'immolation d'une chèvre pour celui qui a accompli Umrah puis pèlerinage avec un seul ihram :

 il lui incombe de faire une immolation en guise de reconnaissance pour avoir fait ces deux cultes, le moutamate'e est celui qui s'est rendu à Mecque, a fait une Umrah, s'en est acquitté, jusqu'au jour de pèlerinage ou il est entré en Ihram une nouvelle fois à partir de Mecque et a continué son pèlerinage, ce pèlerin doit immoler en compensation de ses erreurs, le Qaren fait une immolation de reconnaissance, tandis que le Moufred en est exempt, l'immolation incombe au Qaren et au Moutamate'e selon Les Paroles d'Allah Exalté Soit-IL :

 

 

( quiconque a joui d’une vie normale après avoir fait l’Umra en attendant le pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile. )

 

Sourate Al Baqarah/196.

 Le Moufred est libre d'immoler ou non, tandis qu'il incombe au Moutamate'e d'immoler au cours des jours d'immolation, avant de se faire raser, car c'est un geste de reconnaissance pour avoir pu accomplir Umrah et pèlerinage, sinon il commet une grave faute.

 

10- L'enchaînement ordonné entre la lapidation, l'immolation, et le rasage :

 Il est nécessaire d'accomplir ces actes avec enchaînement logique, le Qaren et le Moutamate'e entreprennent la lapidation d'abord, puis l'immolation, enfin le rasage, le Moufred fait seulement la lapidation et le rasage.

 

 

11- Le Parcours d'adieu :

 Le parcours d'adieu figure parmi les clauses essentielles de pèlerinage, il se fait à pied à part ceux qui viennent des pays lointains, et ceux dont l'habitation est située dans les horaires locaux, ils en sont exempts, la même chose pour les femmes en menstruation et les femmes en accouchement, pourtant les femmes menstruées ont l'autorisation de se tenir à La Porte du Haram et de dire leurs sollicitations.

 

 

12- Le parcours d'adieu doit coîncider avec les jours d'immolation ( premier, second, ou troisième jour) :

 Le parcours final doit avoir lieu pendant les jours d'immolation (premier, deuxième ou troisième).

 

 

13- Le parcours se fait à pied sauf en cas d'urgence :

 Le parcours s'accomplit à pied, La Kaaba est précédée d' un arc à l'intérieur duquel il est prohibé d'effectuer le parcours qui doit se faire derrière.

 

 

14- La purification de la menstruation et de toute impureté est exigée lors du parcours :

 Il est urgent de garder sa chasteté lors du parcours d'adieu de la menstruation et des rapports conjugaux, en cas de lésion, le pèlerin commet une faute et doit immoler pour se purifier, car le parcours est une Salât et La Salât nécessite la pureté, la femme menstruée a un délai de répit pendant lequel elle préside les hommes comme une princesse, en fait, elle fait ce qui bon lui semble, sauf le parcours autour de la Kaaba. Si quelqu'un accomplit le parcours sans avoir fait ses ablutions, il lui incombe d'immoler ou de renouveler ses ablutions, selon les prix du marché.  Quant à la pureté des vêtements, du corps et du local, la plupart des savants ont dit qu'il s'agit d'une Sunnah, certains l'ont même estimée obligatoire.

 

 

15- Couvrir les organes sexuels :

 Couvrir les organes sexuels est un devoir qu'il incombe au pèlerin d'y obéir, surtout s'il met la toge et le châle de l'Ihram; le pèlerin ne doit guère négliger sa façon de s'installer car il est incompatible de les découvrir ! Lorsque quelqu'un met des habits cousus, il peut fort bien être distrait en s'installant, ses vêtements décousus nécessitent tant de précautions !.

 

 

16- Renoncer à tout ce qui est prohibé dans chaque parcours :

 Il est urgent de délaisser toutes les prohibitions lors des parcours telles : porter des habits cousus, couvrir la tête, dire des mots grossiers, se livrer à la fornication, discuter, chasser, évoquer la chasse, c'est ce qu'on va soulever dans le traité des crimes.

 

 

17- Passer les nuits de la lapidation à Mina :

 Chez les Chafiites, il faut passer les nuits de la lapidation à Mina, pour les Hanifites, y passer la nuit est Une Sunnah non un devoir; il faut commencer le parcours autour de La Kaaba, en gardant La Pierre Noire à sa gauche, contourner La Pierre d'Ismael, à pied, et effectuer sept fois le parcours.
Sache qu'abandonner un des éléments du pèlerinage, annule le pèlerinage, mais quand tu délaisses les obligations, tu dois te plier à la punition qu'est celle d'immoler une chèvre ou alors tu participes avec sept personnes à immoler un chameau ou une vache, le pèlerinage n'est alors point immolé que ce soit par distraction, exprès, par faute, ou par trou de mémoire, connaissant l'obligation ou l'ignorant. Celui qui commet cela expressément, est gravement fautif bien que les conséquences soient similaires.

 

 

Le jugement à propos de l'entrée de la femme menstruée dans la mosquée :

 On m'a interrogé il y a trois semaines à propos de l'entrée de la femme menstruée dans la mosquée : l'opinion des quatre hommes de science religieuse( les Hanifites, les chafiites, les Malikites et les Hanabilites) est unanime, mais ils ont des restrictions compatibles avec leurs sectes : ils sont tous d'accord de prohiber à la femme impure d'entrer dans la mosquée, ceci est valable aussi pour la femme en menstruation et la femme en accouchement. Tout acte dépendant des ablutions est prohibé à la femme impure. Comme il est prohibé à la femme menstruée d'entrer dans la mosquée, il est prohibé à la femme impure( ayant fait des rapports conjugaux) d'y entrer pour accomplir La Salât(surérogatoire ou obligatoire) avant d'avoir fait ses ablutions, à moins que l'eau ne manque ou qu'elle soit atteinte d'une maladie qui lui interdise l'utilisation de l'eau), c'est ce qu'on va traiter dans les leçons des ablutions à sec. Quant à l'homme il lui est permis de jeuner( jeun obligatoire ou surérogatoire) et de se laver après l'aube, son jeun est correct. La femme menstruée ou en accouches, n'est pas sensée jeuner, ni réciter Le coran, ni Le toucher de la main( selon les quatre sectes du moment ou elle ne peut Le réciter , Le toucher de la main alors qu'elle est impure, est tout aussi prohibé), personne n'est sensé toucher Le Coran sans faire ses ablutions. En bref, il est prohibé à la femme impure de toucher Le Coran sans ablutions. Donc il est prohibé à la femme impure d'entrer dans la mosquée ou de toucher Le Coran de ses mains; pourtant La Législation Religieuse a donné l'autorisation à la femme impure de réciter un peu de Coran et d'entrer dans la mosquée avec des réticences et selon les différents sectes. En ce qui nous concerne, on va adopter l'opinion des Hanifites à ce propos.

 

 

L'opinion des Hanifites au sujet de la récitation du Coran et de l'accès la mosquée pour la femme impure :

 Les Hanifites disent qu'il est prohibé à la femme impure de réciter Le Coran quelque soit le nombre des pages, sauf dans deux cas : le premier : inaugurer une affaire très importante en disant : Au Nom d'Allah Le tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

 

 

((D'après Abou Hourayrah, Le Messager d'Allah Salla Allah Alayhi Wassallam a dit : Tout discours ou acte qui ne commence pas en mentionnant Le Nom d'Allah Exalté Soit-IL est amputé ou retranché.))

 Donc, il est autorisé à la femme impure de débuter par Le Nom Divin, ou de réciter Un Petit Verset pour solliciter Allah Exalté Soit-IL en faveur d'une personne, ou chanter ses louanges :

 

 

( 28. Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère )

 

Sourate Nouh/28.

(Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux)

Sourate Al Fath/29.

 Une personne impure est sensée réciter quelques Versets, ou s'introduire dans la mosquée en cas d'urgence : comme le manque d'eau pour faire ses ablutions, disponible exclusivement dans la mosquée, ou passer à travers la mosquée pour parvenir dans un endroit muni d'eau, mais il lui incombe d'effectuer les ablutions sèches : ( Tayamom) auparavant.
 Le deuxième cas urgent : quand le serviteur impur se trouve persécuté par l'ennemi, il se dépêche de faire irruption dans la mosquée pour s'épargner le péril de l'adversaire, cela est aussi valable pour la femme en couches ou menstruée, c'est le point de vue des Hanifites à ce sujet.

 

Le point de vue des Chafiites au sujet des femmes menstruées ou es couches et qui décident de s'introduire dans la mosquée :

 Les Chafiites sont contre l'autorisation accordée de la part du secte chafiite, à la femme menstruée ou en couches qui désire réciter le Coran, même pas une lettre; mais si le motif est l'évocation d'Allah, cela est toléré, par exemple avant de se rassasier il dit : Au Nom D'Allah, ou en chevauchant sa monture, il récite Ce Verset :

 

( Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. )

Sourate A'Zoukhrof/13.

 Il s'agit d'une évocation. Pour celui qui a perdu l'occasion de se purifier, il lui est autorisé de réciter le Coran lors de Sa Salât. S'il est en voyage et se trouve dans un état d'impureté, c'est-à-dire qu'il n'a pas trouvé d'eau pour se laver ou faire ses ablutions, il lui est donné de faire des ablutions sèches, de pénétrer dans la mosquée, et de réciter Le Coran, car il a perdu les deux moyens de se purifier, et a un cas particulier. Allah Exalté soit-IL dit :

(que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité, est Indulgent et Pardonneur(1))

Sourate A'Nissa'a/43.

 Le cas précédent a un jugement à part, tout comme la femme menstruée ou en couches qui ont l'autorisation de passer par la mosquée sans s'y attarder ou manifester le moindre signe d'hésitation à condition de veiller à ne pas la tacheter de sang. Donc, pour les Chafiites le passage est permis à condition que la sortie soit par une issue différente à celle de l'entrée, car entrer et sortir par la même porte dénote un signe d'hésitation. Pour celui qui a couché avec sa femme, peut rester dans la mosquée(chez les Hanifites). Au cas ou il y passe la nuit, et éjecte des sécrétions pendant son sommeil, et ne trouve aucune issue-la porte étant close-ou par crainte pour sa vie ou sa fortune, il lui incombe de faire des ablutions sèches, sans terre, faute d'eau.

 

L'avis du secte Hanbilite à propos de l'impur qui récite Le Coran ou entre dans la mosquée :

 Ce secte montre plus de flexibilité à ce sujet : il est toléré à l'impur qui a eu des rapports conjugaux, ou à la femme en couches ou à la femme menstruée de ne réciter que de très Brefs Versets Tels (Al Asser/Les Premiers Versets d'Al Baqarah/Al Ikhlass/ Al Nass…..)
 De même il lui est permis de réciter des témoignages qui figurent dans Le Coran(Le Nom d'Allah Exalté Soit-IL) en se rassasiant, ou en montant dans un moyen de transport :

 

 

(Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer.)

Sourate A'Zoukhrof/13.

 Passer à travers la mosquée, s'y attarder sans y rester est toléré pour les Hanbilites ( pour les cas cités ci-dessus) tandis que les Chafiites ou les Hanifites ne le tolèrent pas. Toutefois, il est permis à la femme en couches ou menstruée-en cas d'hémorragie, si elle prend sur elle de ne point ensanglanter la mosquée—d'y passer ou même s'y attarder. La femme ayant eu des rapports avec son mari, peut y rester après avoir fait ses ablutions; la femme menstruée ou en couches peut s' attarder si le sang cesse de couler mais après avoir fait ses ablutions, selon les Hanbilites.

 

Le point de vue des Malikites en ce qui concerne la récitation Du Coran et l'entrée dans la mosquée pour la femme impure :

 Le secte des Malikites voit que la femme impure ne peut réciter Le Coran qu'à deux conditions : Réciter ce qui lui est donné du Coran pour se protéger d'un ennemi, O, Allah, pardonne-moi et accorde-moi Ta Miséricorde, ou réciter Un Verset :

 

 

(1. Dis : «Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante,

 

2. contre le mal des êtres qu’Il a créés, )

Sourate Al Falaq/1/2.

 Premier cas : S'il affronte un ennemi et récite Un Verset dans l'intention de se protéger contre cet ennemi ( chez les Malikites), deuxième cas : retirer Une Législation Légitime en référence, lors d'une discussion, lorsqu'on dit un jugement législatif à base de Ce Verset en question, ceci est valable pour la femme impure, la femme en menstruation, et la femme en couches auxquelles il est prohibé de réciter Du Coran. L'entrée dans la mosquée est prohibée à la femme impure soit pour y rester, soit pour en passer; mais elle peut le faire quand elle ne trouve point d'eau pour se laver( chez les Hanifites et les Chafiites, et qu'il ne dispose pas d'autre moyen pour se purifier) ou quand il craint quelque tort qui puisse l'atteindre et ne trouve pas d'autre abri que la mosquée, dans ce cas il peut faire des ablutions sèches(tayamom) puis se refugier dans la mosquée jusqu'à la dissipation de la menace; s'il est en voyage ou malade dans un état impur, et ne trouve point d'eau pour se purifier, il peut faire des ablutions sèches, entrer dans la mosquée et y accomplir La Salât, mais ne pas s'y attarder, s'il éjecte des sécrétions, il lui incombe d'en sortir précipitamment, après avoir accompli le (tayamom).
 Comme vous le constatez, tous les jugements sont similaires, il est prohibé de réciter Le Coran sauf pour citer Le Nom d'Allah avant d'élaborer un acte, pour quêter l'aide d'Allah Exalté Soit-IL, ou pour induire un jugement législatif, mais il est catégoriquement prohibé de rester dans la mosquée, d'après les quatre hommes de science religieuse relatifs aux quatre sectes
Ces clauses législatives figurent dans l'ouvrage du Fiqh des quatre sectes page 120. Celui qui veut en savoir davantage, il peut se référer à ces pages.

 

Abou Hanifah A'Nou'man :

 Aujourd'hui, on va relater l'histoire de l'un des adeptes Abou Hanifah A'Nou'man qu'Allah lui accorde Sa Miséricorde, il était d' un bel aspect, assez agréable, bon interlocuteur, d'une éloquence persuasive, de taille moyenne, ni trop grand, ni trop petit, bien élégant-vérifiez l'état de vos montures, et la façon de vous vêtir pour mettre en évidence votre distinction-Le Messager d'Allah Exalté Soit-IL était connu par son odeur aromatique. Il portait des vêtements distingués dans des occasions exceptionnelles, quand il recevait des députations. La tenue agréable et la propreté impeccable sont exigées du croyant qui attire les regards par son aspect chic, son physique agréable, son odeur légère et satisfaisante que les gens reconnaissent à une certaine distance, tel est A'Nou'man Ibn Thabet qui a comme surnom Abou Hanifah, c'est lui qui a eu l'art de déchiffrer les clauses du Fiqh, et d'en exploiter les meilleures. Notre homme a vécu la mi-époque entre l'époque rétrograde et déclinante des Omayyades, et celle épanouissante et florissante des Abbassides pendant laquelle les califes et les gouverneurs ont généreusement octroyé les talentueux à tel point que leur subsistance leur était fournie sans compte. Lorsque les génies et les talentueux vivent dans la dignité et l'opulence que leur procure les gouverneurs, c'est une marque d'essor des nations; par contre leur déclin se révèle à travers le niveau de vie indigent de ses génies. Écoutez donc ce vers :

 

 

Si les subsistances coulent avec les sciences
Les bestiaux crèvent de leur ignorance

 Pourtant Abou Hanifah s'est abstenu de quêter des faveurs de quelque nature qu'elles soient aux gouverneurs et s'est contenté de subvenir à ses besoins de son labeur, il a toujours préféré la main qui octroie. Un beau jour le calife Al Mansour l'a convoqué dans son palais, a entrepris de chanter ses louanges, de le flatter, puis il l'a installé tout près de lui et lui a posé des tas de questions concernant la religion et la vie quotidienne, quand notre homme a voulu prendre congé, le Calife lui a offert un sac de trente-mille Dirhams bien qu'il fût parcimonieux. Abou Hanifah a dit alors : O, émir des croyants, je suis étranger à Baghdad, je ne sais que faire de tout cet argent, j'ai peur qu'on ne me le pille, gardez-le moi dans la caisse d'épargne, lorsque j'en aurai besoin, je te le demanderai. Le calife ne se l'est pas fait répéter, pourtant Abou Hanifah n'a pas tardé à périr. Après sa mort, on a repêché chez lui des sommes mises en gage qui dépassent des multiples de fois la somme octroyée par le calife, ce qui a embarrassé le calife qui a découvert la misère et la dignité d' d'Abou Hanifah, il a dit : Qu'Allah prenne en Sa Miséricorde Aba Hanifah qui nous a déroutés et refusé d'accepter quoi que ce soit de notre part !.
 Une fois, le calife l'a prié de venir dans son palais assez souvent. Il a répondu : Pour quelle raison vous rendrais-je visite alors que je ne dispose de rien que vous craigniez pour moi ? Qui vous rendrais visite à part celui qui vous confie quelque chose pour lequel il craint ? Abou Hanifah qu'Allah Soit Satisfait de lui était connu par sa présence d'esprit. Une fois, il était présent dans l'assemblée du calife, lorsqu'un magistrat qui lui nourrissait une grande haine, a voulu le gêner et le mettre dans de beaux draps, il l'interpelle : Si le calife me recommande de tuer une personne, lui obéirais - je ? Ou prendrais-je mon temps à réfléchir ? -Le calife assistait au discours-Abou Hanifah l'interroge : Le calife a raison ou tort ? -Il a raison ! -Alors aie la justesse d'esprit ! Le magistrat est sorti confondu, Abou Hanifah commente alors : Il a cherché à me ligoter, mais j'ai été plus prompt que lui !. Comme vous le constatez, sa présence d'esprit le tirait d'affaires à temps !.

 

 

La générosité d'Abou Hanifah et sa probité envers les gens :

 Abou Hanifah avait la conviction qu'aucune personne ne se rassasie plus délicieusement que s'il se régale de son gagne-pain. Ainsi on le voit consacrer une partie de son temps aux affaires ( il commerçait avec du tissu) si les croyants faisaient du commerce à La Djannah, ils le feraient en tissu, et si les mécréants commerçaient à Djehenn, ils feraient des échanges de monnaie.  Notre homme faisait du commerce de tissu, dans les villes de L'Iraq, alors que l'échange de la monnaie a des clauses particulières non absolues. Quelquefois, le serviteur se voit obligé d'acheter la monnaie du pays qu'il compte visiter, or il faut absolument qu'il y ait des gens qui fassent cela, ce qui ne veut pas dire que c'est un arbitrage législatif, il disposait d'une maison de commerce à laquelle les gens se rendaient, et qui était renommée par sa façon probe et droite de traiter avec les clients, sans omettre son goût distinct à choisir les plus beaux tissus modernes pour sa clientèle. Ses affaires marchaient si bien et lui rapportaient de gros bénéfices qu'il dépensait dans le licite : Il prenait l'habitude au bout de chaque année de faire ses comptes, d'en extraire les bénéfices pour soustraire ce qui lui suffisait pour ses propres dépenses, et acheter avec le reste ce qui pouvait subvenir aux besoins des lecteurs, des rénovateurs, des érudits, et des étudiants, leur ravitaillement et leur habillement. Il approuvait l'abondance des fonds qui lui permettait de sauvegarder sa chasteté et de satisfaire Son Créateur. Il relevait pour eux une certaine somme qu'il leur offrait en leur certifiant que c'était les intérêts qui leur revenaient de la vente de leurs propres articles qu'Allah Exalté Soit-IL facilitait la vente par ses efforts; il considérait que ces fonds appartenaient aux démunis. Jamais il ne blessait leur amour-propre ou ne leur brisait le cœur, il leur répétait sans cesse qu'il ne leur donnait rien de son propre argent, que c'était les intérêts de leurs marchandises qu'Allah Exalté Soit-IL leur a accordées, car c'est Allah Seul Qui pourvoit aux besoins de ses serviteurs. Les histoires de sa générosité et de son indulgence surtout envers ses assistants et ses compagnons se sont répandues partout, parmi lesquelles un de ses assistants était venu le retrouver 'un habit. -De quelle couleur ? S'est-il enquis. -Telle et telle ! -Patiente jusqu'à ce que je le trouve et te le procure ! Une semaine plus tard, il est tombé sur ce qu'il attendait vraiment, lorsque son ami est passé le voir, il lui en a demandé le prix. -Un dirham a-t-il répondu. L'autre a pensé qu'il se moquait de lui; il lui a alors juré qu'il avait acheté deux vêtements dont l'un coûtait vingt dirhams qu'il a donné à quelqu'un, et que l'autre qui lui revenait, valait un seul dirham, qu'il n'a jamais pensé ni ne penserait bénéficier de ses amis. Il traitait ses amis avec tellement d' égards qu'ils ressentaient à quel point il tenait à eux. Quand un de tes amis vient te retrouver dans ton magasin, tu dois lui faire un escompte. Abou Hanifah faisait la même chose quand quelqu'un de ses connaissances passait par son commerce que ce soit un ami ou un parent. Un jour, une vieille femme est allée dans son magasin et lui a demandé un habit argumentant qu'elle n'avait aucune idée des prix( Le Messager d'Allah a dit que tricher le client naîf qui ignore les prix, est une usure illicite) il lui incombe de lui donner le coût le plus minime s'il craint Le Créateur. Tandis que le commerçant libertin cherche à profiter de son ignorance, essaie de lui vendre un article mauvais à un prix exorbitant, il se croit malin par son mauvais acte !.
 Je rappelle comment Abou Hanifah s'est comporté avec la vieille femme qui lui a dit ignorer les prix, il lui a vendu l'habit non seulement en soustrayant le bénéfice mais en lui donnant le moindre prix.
 Un jour il a aperçu un de ses amis en haillons, il a attendu que l'assemblée se disperse, qu'il soit en tête-à-tête avec lui, et lui a demandé de relever le tapis, de prendre les mille dirhams qui étaient dessous pour s'acheter des vêtements en bon état, l'homme étonné lui a affirmé qu'il était aisé et n'en avait pas besoin. Abou Hanifah lui a alors dit qu'Allah Qui fait des Grâces à son serviteur, aime en voir les traces sur son serviteur, que Le Messager d'Allah a dit qu'Allah Exalté Soit-IL aime voir les indices de ses faveurs sur son serviteur. Il faut que tu soignes ton apparence afin de ne pas faire du tort à ton ami.
 De même Abou Hanidfah avait tant d'estime pour autrui que lorsqu'il versait une somme pour ses enfants, il en versait autant pour les enfants des autres; quand il donnait en cadeau un vêtement à sa femme, il en payait le même montant aux démunis; s'il s'offrait de quoi se vêtir, il faisait de même pour les indigènes; si on lui servait un plat, il en enlevait le double de ce qu'il consommait en général, et donnait aux misérables le tiers.
 Il avait pris sur lui de ne jamais jurer par Allah en conversant; s'il manque à son serment, il paie un dirham d'argent, puis il est allé plus loin, il s'est promis s'il fait un vrai serment, de donner en aumône un Dinar en or, pour prendre l'habitude de ne point jurer !.

 

Louange à Allah, Le Seigneur de l’univers